Discriminations contre les femmes en chiffres

En ces temps troubles de violences contre les femmes en plein espace public, au vu et au su de tou-tes, rappelons que le Rapport mondial sur l’écart entre les genres classe le Maroc parmi les pires au monde pour le traitement des femmes.  Le pays se classe 133ème parmi 142 nations pour l’année 2014.  Ce n’est vraiment pas bon d’être une femme sous les cieux du Maroc.  Travaillons donc tou-tes, et chacun-e à sa façon, pour l’avènement de l’égalité entre les sexes et d’une justice sociale au Maroc.

Voilà un résumé du Rapport :
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Aujourd’hui Le Maroc

Bravo, le déficit féminin est perpétué, alors que des femmes compétentes existent !

Aujourd'hui

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Fabrication de l’immobilisme culturel

En présentant les travaux du grand penseur palestinien Edward Saïd dans le cadre de mon cours « Introduction to Middle Eastern Politics », j’ai souligné qu’il critique ceux qui distinguent l’Occident de l’Orient, en associant les idées progressistes à l’Occident, et inversement l’immobilisme au Moyen-Orient.

Une fois le débat ouvert aux étudiant-es, l’un d’eux a expliqué que c’est difficile de ne pas associer l’immobilisme à la culture arabo-musulmane quand on sait que les femmes sont traitées en citoyennes de deuxième classe et que des blogueurs sont flagellés en plein public parce qu’ils ont tout simplement exprimé une opinion politique.

Conclusion du cours : il ne faut pas confondre culture et répression politique. Ce qui distingue la culture de la répression politique c’est l’adhésion choisie des citoyens aux pratiques culturelles de leur pays. Quand ce choix individuel fait défaut, les pratiques sociales sont des produits politiques. Hélas, c’est souvent le cas au Maroc ainsi que dans la totalité des pays arabo-musulmans.

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Le matin

Bravo, le déficit féminin est perpétué, alors que des femmes compétentes existent !

Matin

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MarocHebdo

Bravo, le déficit féminin est perpétué, alors que des femmes compétentes existent !

Hebdo

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L’opinion

Bravo, le déficit féminin est perpétué, alors que des femmes compétentes existent !

Opinion

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Libération

Bravo, le déficit féminin est perpétué, alors que des femmes compétentes existent !

Libe

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Touria Hadraoui, Une enfance marocaine (Casablanca: Le Fennec, 1998)

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L’autofiction de Touria Hadraoui est un récit de la petite enfance jusqu’à l’adolescence. En décrivant les relations familiales, et plus précisément celles des filles avec leur mère et leur père, le récit dépeint avec acuité plusieurs facettes du patriarcat.

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Sonia Terrab, Shamablanca (Biarritz : Séguier-Atlantica, 2011)

imagesSexualité, drogue, religion, toutes les hypocrisies et les carcans d’une société engoncée dans ses contradictions sont disséqués sous la plume de Sonia Terrab. Le roman, très visuel, débute avec le profil Facebook de Shama, et jongle entre les « statuts » et «messages» qui rythment les pages de ce carnet intime s’étalant sur huit mois. Les mots, parfois très crus, sont destinés à interpeller le lecteur et lui faire éprouver la colère de Shama. Celle qu’elle ressent envers la société, mais aussi et peut-être surtout, celle qu’elle ressent envers elle-même, causée par sa propre lâcheté qui l’enfonce dans l’immobilisme. On décèle la souffrance de celui ou celle qui vit comme un étranger dans son pays et qui survit grâce à l’espoir de s’échapper pour fuir cette identité imposée. (Extrait de Marianne Roux – Bouzidi).

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Rhizlaine Chraibi, Un amour fractal (Casablanca : Juste pour lire, 2012)

un amour fractalVoici un roman qui pose quelques questions terriblement actuelles, des questions qu’on peut résumer par une interrogation : où en est la femme dans ce monde arabe où occidentalisation et retour à la tradition semblent se livrer une guerre de tranchées ? Une guerre dont il va de soi que c’est encore la femme qui en est la victime, chaque jour…

Le sujet n’est pas simple à traiter de façon académique, scientifique : c’est pourquoi ce genre de roman est si important. En retraçant un parcours particulier, celui d’une femme en proie à ses dilemmes, ses difficultés et son aspiration à vivre, il nous donne un aperçu riche et contrasté du problème. Et il nous permet d’en élargir l’objet : au fond, il s’agit de la question essentielle de l’individu dans nos sociétés. C’est peut-être la clé de la modernité – ou de la régression…

Un amour fractal se divise en une succession de tableaux qui nous enserrent petit à petit dans l’étau de la vie d’un couple. On entrevoit sa part d’ombre, son improbabilité, ce qui cloche… Mais est-ce bien d’un couple dont il s’agit ? N’est-on pas plutôt en présence d’un attelage hétéroclite, mal assorti, si on y regarde de près ? On pressent vite que tout cela finira mal. La violence (psychologique) va crescendo. La narratrice s’affirme en s’opposant aux attentes de la société qui font du mariage le socle fondamental. Il y faut un certain courage. Elle n’en manque pas.

Mourir ou partir ? La narratrice devra faire un choix. Il s’agit de se réapproprier  son identité, de mettre fin à son exil personnel. Combien sont-elles qui n’ont pu faire ce choix et se sont résignées à vivre en marge d’elles-mêmes ? Tant sont durs les sacrifices nécessaires, tant est contraignant l’environnement social… Ghizlaine Chraibi esquisse ici une solution possible, dans cet univers surréaliste qu’elle a délibérément créé, avec ses personnages volontairement « floutés », caricaturés, que sont Momo Le Bo et Ito. L’humour est vraiment la politesse du désespoir.

Avec ses quatre parties qui constituent autant de repères pour l’intrigue, Un amour fractal interroge tour à tour les tensions de la modernité : individu/ couple, femme/homme, pays d’origine/ exil… Et il y a aussi la question linguistique (cruciale, bien sûr), le rapport à la mère, l’étude d’un cas de perversité narcissique… Ghizlaine Chraibi réussit à faire tenir tout cela dans les limites de sa narration, parfaitement maîtrisée. Bref, voici un roman passionnant qui se double d’un document d’une grande valeur. À lire de très près ! (D’après la préface de Fouad Laroui)

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